Un peu d'histoire sur notre commune

Le nom de notre commune a un rapport très étroit avec le poète François Villon (1431-1463).

François Moncorbier, orphelin très jeune, est recueilli par Guillaume de Villon. Ce dernier natif de Villon, est alors chanoine de la paroisse de Saint Benoit le Bétourné à Paris. Il rencontre le jeune François qui lui semble doué et devient son tuteur. François fait de brillantes études et obtient une maitrise es lettres en Sorbonne. Avec ses comparses estudiantins, il hante le quartier Latin. Tout au long de sa courte vie faite de larcins,de crimes, de prison, il écrit. Il prend le pseudonyme de François Villon sous lequel il signera tous ses oeuvres.

Il disparaitra sans laisser de trace après 1461. Est-il venu à Villon ? La question restera toujours sans réponse. La maison natale de Guillaume de Villon n'existe plus. Existait elle encore en 1844 ?

Pourquoi 1844 ?

Incendie de Villon le 2 mai 1844

Le 2 mai 1844, Villon fut presque entièrement détruit par un incendie. Sur deux cent cinq maisons composant ce village, douze seulement, disséminées sur différents points du pays, furent épargnées. L’incendie éclata à trois heures du soir dans une maison située à environ cinquante mètres Sud-Est de l’église. Le nommé Edme Saget, vieillard octogénaire et presque aveugle fut accusé d’être l’auteur de ce sinistre, mais jusqu’à présent (1er janvier 1845), des probabilités seulement existent sur cette cause. L’incendie favorisé par une sécheresse prolongée, un grand vent du Nord-Est, la mauvaise construction des bâtiments alors tous couverts en chaume, se communiqua avec une telle rapidité aux maisons voisines et delà au reste du village qu’en un quart d’heure tout le village était embrasé. Plus de deux mille personnes et pompes accourus des pays voisins ne purent arrêter le progrès de l’incendie. En cinq heures, cent quatre vingt treize maisons étaient devenues la proie des flammes. Les malheureux habitants poursuivis par les flammes ne purent presque rien sauver. Les trois personnes dont le décès est constaté en tête de ce registre périrent dans les flammes, plusieurs personnes furent grièvement blessées ; beaucoup de bestiaux, chevaux, vaches, ânes, moutons, & tous les meubles les grains les fourrages, le bois, les voitures & tout fut consumé par les flammes. Les habitants dénués de tout, privés d’asile furent obligés d’aller se réfugier dans les pays voisins. D’abondants secours en argent, linge, grains, fourrage, bois se furent envoyés de tous les environs et vinrent pourvoir aux premiers besoins des malheureux incendiés. Une quête générale fut faite dans toutes les communes du département. Le gouvernement accorda aussitôt un secours de vingt mille francs. Au 1er août les secours tant en nature qu’en numéraire s’élevaient déjà à soixante mille francs mais ce fut un faible soulagement à des pertes qui s’élevaient à plus de cinq cent mille francs. Cette même année et sans doute par suite de l’excès de travail, du défaut de logement et de nourritures convenables une fièvre typhoïde vint décimer les habitants.

Dans l’incendie, l’église fut endommagée, le clocher un des plus beaux des environs fut détruit. Trois belles cloches du poids de 1100, 790 et 575 kilogrammes furent fondues. De leurs débris il en fut refondue une le 29 septembre du poids de 1912 kilogrammes. Villon fut promptement rebâtit, au premier octobre 1844, il ne restait pas vingt maisons à reconstruire.

Par les soins de l’administration communale, une rue fut percée d’autres furent rélargies et redressées, toutes les maisons furent couvertes en tuiles et ardoises.

 

Pour aller plus loin, nous vous invitons à découvrir François Villon, son oeuvre, ses textes :

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- Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Villon

- France Culture : https://www.franceculture.fr/personne-francois-villon

- Études littéraires : https://www.etudes-litteraires.com/villon-biographie.php